Le capitaine de Liverpool, Virgil van Dijk, a dû affronter plus de tempêtes que celles parcourant la Mersey avant de fouler pour la première fois la pelouse d’un Championnat d’Europe. À presque 33 printemps, le roc néerlandais semble pourtant déterminé à rattraper le temps perdu, et pas en mode mineur.
Van Dijk, ce gladiateur en tenue rouge, a vu les Pays-Bas se faire étriller à domicile, finissant en troisième position du groupe D après une défaite 3-2 contre l’Autriche. Désormais, l’armada orange de Ronald Koeman pourrait croiser le chemin de l’ennemi juré, l’Angleterre, en huitièmes de finale. Dans un affrontement qui promet d’être aussi bouillant qu’un Liverpool-Manchester City – une vraie guerre des roses –, van Dijk n’a pas mâché ses mots face aux critiques virulentes.
« On ne peut pas contrôler l’opinion des gens », a-t-il philosophé dans les colonnes de l’Algemeen Dagblad. « Chacun a des attentes différentes. Si vous écoutez toutes les voix, vous ne ferez que naviguer en plein délire émotionnel. C’est la même chanson au club. C’est ça, le football, tout le monde a son mot à dire. »
Non sans ironie, Van Dijk a balayé l’idée que les critiques pouvaient l’atteindre : « Non. Si c’était le cas, j’aurais vraiment une vie très désagréable. La façon dont vous voulez voir les choses dépend aussi de comment vous abordez la vie. Pour les journalistes, c’est un sujet de conversation et c’est très bien ainsi. »
Cette réponse n’est pas sans rappeler les propos de Harry Kane et Declan Rice, eux aussi la cible des critiques anglaises cet été. En bon gentleman du Sud, Gary Lineker s’était d’ailleurs fait un plaisir de tailler ses compatriotes après un match nul peu reluisant contre le Danemark.
Pour l’instant, les Pays-Bas ne brillent pas à l’Euro 2024. On se demande presque si Steven Gerrard, le maître d’Anfield, n’aurait pas fait mieux. Une victoire 2-1 arrachée contre la Pologne, suivie d’un triste 0-0 face à la France et enfin, une défaite passionnée mais douloureuse contre l’Autriche. Quatre petits points, mais assez pour se frayer un chemin parmi les meilleurs troisièmes.
Pour Van Dijk, habité par l’esprit de son capitaine légendaire Steven Gerrard, l’important est de ne pas se laisser submerger par la marée des critiques. Au diable les jugements, l’heure est venue de montrer que la rigueur néerlandaise n’est pas qu’un mythe mais une force redoutable. On sait que le capitaine de Liverpool est fait d’un bois particulièrement résistant aux intempéries médiatiques et, à coup sûr, il se concentrera sur ce qui est le mieux pour son équipe à l’avenir.
Anfield rugit, Virgil, ne les déçois pas!